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  • Photo du rédacteurCatherine Conconne

Sauver nos artistes, faire rayonner notre culture




Nos musiciens sont confrontés à une double crise : l’une est liée à la situation sanitaire que nous vivons et aux mesures de confinement qui ont conduit à l’annulation massive des concerts, spectacles et autres événements de la saison ; l’autre est plus profonde : elle est liée à l’étroitesse de nos marchés et à l’évolution des modes d’écoute de la musique qui fragilisent durablement la situation des professionnels du secteur. C’est pourquoi j’ai voulu rencontrer, aujourd’hui, le cabinet de la Ministre de la culture. Une première aide d’urgence a été débloquée par la direction des affaires culturelles (DAC) aux artistes Martiniquais mais j’ai souligné le fait qu’il était nécessaire d’aller plus loin. J’ai, plus largement, évoqué la nécessité d’adapter le régime de l’intermittence du spectacle à nos marchés contraints : les 507 heures annuelles qu’un professionnel doit effectuer pour pouvoir y prétendre sont très difficiles à atteindre chez nous et beaucoup d’artistes se retrouvent dans la précarité. Un assouplissement des conditions de validation de ces heures est envisagé, ce qui est un pas encourageant. Enfin, j’ai exprimé l’absolue nécessité d’un plan ambitieux qui permettrait à nos artistes de s’exporter et d’accéder au marché national et européen. C’est la meilleure façon de dépasser l’étroitesse de notre marché et de faire connaître et reconnaître notre musique et nos talents à l’extérieur. Un autre rendez-vous a été fixé en janvier, à l’issue du confinement, afin de définir précisément les contours de ce plan que j’appelle de mes vœux. La Martinique n’est pas qu’un réservoir de biodiversité, elle est aussi un réservoir inépuisable de créativité. Nous devons donner les moyens à nos artistes de travailler et de rayonner.

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